La douleur dans la maladie de Parkinson: comprendre et agir!

Paru dans les nouvelles de Parkinson Québec, un texte de NeuroMotrix sur la douleur dans la maladie de Parkinson. Bonne lecture!

La douleur dans la maladie de Parkinson: comprendre et agir!

par Liliane Cefaloni, kinésiologue NeuroMotrix

Par une belle journée ensoleillée, l’envie de reprendre vos marches quotidiennes se fait sentir. Cette pensée vous parait tout à coup menaçante puisque vous avez une vieille douleur au dos qui, selon vous, pourraient s’aggraver en vous activant. Comme plus de 20% de la population générale et 60% de celle atteinte de la maladie de Parkinson, vous vivez avec une douleur chronique qui vous limite dans vos activités.

D’où vient cette douleur, que signifie-telle? À la base, la douleur est tout simplement un signal d’alarme! En fait, c’est un mécanisme de défense qui se traduit par une sensation désagréable en un point ou une région du corps. La douleur est ressentie lorsque les récepteurs nociceptifs, présents au niveau de la peau, des muscles et des articulations, envoient un message au cerveau pour indiquer qu’il y a danger. Elle a donc pour but de protéger le corps lorsqu’une de ses parties est endommagée, ou risque de l’être, afin de minimiser les dégâts. Lorsqu’une lésion est produite, pour permettre la guérison, notre corps réagit en limitant les mouvements de la partie blessée. Par exemple, à la suite d’une entorse de la cheville, il est difficile de mettre du poids sur celle-ci pendant un certain temps. Cette douleur résultant d’une blessure est appelée aigüe durant les premières heures, voire premiers jours, puis subaigüe. Celle-ci dure habituellement moins de trois mois, après quoi elle disparaît, la blessure étant normalement guérie.

La douleur qui persiste au-delà de trois à six mois à la suite d’une blessure est différente. Elle n’est plus associée à une lésion puisque celle-ci devrait être guérie. C’est à ce moment que nous parlons de douleur chronique. Cette douleur s’explique par des changements physiologiques que la lésion a pu provoquer dans le système nerveux central qui résulte en un message douloureux alors que le corps n’est plus en danger. C’est que le système de détection de la douleur a été perturbé. Pour revenir à l’exemple de l’entorse à la cheville, il pourrait arriver que, malgré la guérison de la blessure, la douleur soit encore ressentie après plus d’un an. Il s’agirait alors d’une douleur chronique. Dans un cas comme celui-ci, le « système d’alarme » du corps humain est activé sans qu’il y ait de réel danger, mais la douleur, elle, est bien réelle et présente!

 La douleur dans la maladie de Parkinson

Les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson sont deux à trois fois plus susceptibles que la population générale d’avoir de la douleur chronique. On classe leur douleur en deux grandes catégories; la douleur causée par une fonction défensive excessive et celle causée par une altération de la fonction de transmission des messages.

Dans la première catégorie, la douleur est causée par des cellules nerveuses qui sont démesurément stimulées. Les nocicepteurs sont surexcités, en réaction aux mouvements qui se produisent dans le corps. Habituellement, ces douleurs sont d’origine :1) musculosquelettiques, liées aux raideurs et aux crampes musculaires, 2) dystoniques, provoquées par des contractures principalement au niveau des orteils et des pieds, ou 3) radiculaires, résultant de la compression d’une racine nerveuse, comme une douleur au nerf sciatique.

Dans la deuxième catégorie, la douleur est ressentie en raison de la transmission d’un mauvais message. Le « système d’alarme » est activé, même si le corps n’est pas en danger. Dans cette catégorie, on retrouve deux types de douleurs : 1) neuropathiques centrales, provoquées par les dommages cérébraux causés par la maladie, qui résultent en un message de douleur alors qu’il n’y a pas de lésion à la région douloureuse et 2) celles liées à l’akathisie, la nécessité « douloureuse » de bouger, souvent les jambes ou le tronc, qui est occasionnée par un déficit en dopamine.

Quelle que soit sa cause ou son origine, la douleur ressentie par les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson est bien réelle. Elle peut être gênante et considérablement limiter leurs mouvements et leur envie de bouger. Cependant, il faut éviter à tout prix de devenir inactif pour ne pas se retrouver dans le cercle vicieux de la sédentarité.

De la douleur à la kinésiophobie

Lorsqu’il y a douleur, il est naturel d’éviter certaines activités ou mouvements. Cette réaction de protection est normale et même souhaitable dans les premières semaines suivant une blessure. Cependant, après la période de guérison, la restriction du mouvement, souvent nourrie par une peur d’aggraver la situation, peut devenir néfaste. Chez la personne qui vit avec le Parkinson, la douleur ressentie peut, par crainte de l’exacerber ou de causer des dommages, alimenter elle aussi une peur de bouger. Ce sentiment est appelé kinésiophobie, ce qui signifie peur du mouvement.

La kinésiophopie peut avoir des effets délétères sur la santé physique et mentale. D’abord, le fait d’éviter des mouvements au niveau d’une articulation qui fait mal peut avoir comme conséquence un affaiblissement des muscles qui l’entourent et ainsi causer davantage de douleur. Il est d’ailleurs reconnu que l’activité physique aide à soulager la douleur et à prévenir les dommages articulaires. De plus, elle permet de conserver un poids santé, ce diminue le stress sur les articulations qu’un surplus pondéral pourrait causer. Finalement, non seulement la kinsésiophobie peut-elle mener à un déconditionnement physique général, elle est aussi associée à un plus haut risque de dépression. Il faut donc surmonter sa peur et bouger, malgré la douleur, pour éventuellement la contrôler.

Choisir les bons exercices

Mais par où commencer et à quelle intensité s’exercer? La clé du succès est d’y aller progressivement. Il faut trouver son seuil de douleur acceptable et le repousser petit à petit. Plusieurs personnes croient bien faire en tolérant une douleur qui dépasse un seuil acceptable. Elles pensent qu’à force de tolérer la douleur, le corps s’y habituera et qu’une amélioration se fera sentir, ce qui n’est pas nécessairement vrai. Être à l’écoute de son corps pour bien gérer sa douleur s’avère une formule beaucoup plus profitable. Mais qu’est-ce que cela signifie?

La douleur est perçue de façon différente par chaque personne. Ainsi, sur une échelle de 0 à 10, 0 étant aucune douleur et 10 étant une douleur atroce, il ne faudrait jamais dépasser 4 lors d’un exercice ou d’une activité physique. Le 4 sur 10 représente un mal présent, mais qui n’est ni incommodant ni intolérable. Si vous pratiquez de l’activité physique en respectant cette condition, vous augmenterez votre seuil de tolérance à la douleur. Prenons un exemple. Une personne qui vit avec une douleur lombaire depuis plus de six mois essaie un entraînement de circuit style « boot camp » en groupe pour la première fois. Après 5 minutes, un niveau de douleur qu’elle estime au-delà de 4 sur 10 se fait sentir, alors cesse l’activité. À la deuxième séance, elle est capable de suivre le groupe pendant 7 minutes avant de cesser l’activité. Quelques semaines plus tard, elle arrive à faire les exercices pendant 15 minutes sans arrêt, toujours avec un certain niveau de douleur qu’elle estime à 4 sur 10, ce qui lui est tolérable. Cette personne ne pensera pas nécessairement qu’elle s’améliore puisqu’il y a encore une douleur qui survient à un certain moment, mais le fait de pouvoir bouger plus longtemps sans dépasser son seuil de douleur acceptable démontre bien sa progression.

À l’inverse, quelqu’un qui dépasse constamment sa limite, va déclencher plus rapidement l’alarme qui dicte d’arrêter l’activité. Si cette même personne avait continuer l’activité au-delà des 5 minutes lors de sa première séance, en tolérant une douleur élevée, elle en aurait probablement fait moins lors de la deuxième séance et encore moins lors de la troisième. Cette régression se produit lorsque le corps cherche à se protéger. L’alarme, au lieu d’être déclenchée de plus en plus tard, est déclenchée de plus en plus rapidement. Ainsi, il est préférable d’augmenter progressivement la durée et l’intensité d’une activité afin d’atteindre un résultat positif dans les jours et les semaines qui suivront.

L’avantage de bouger dans le respect de votre seuil de tolérance à la douleur vous permettra de reprendre les activités que vous aimez et de bénéficier des bienfaits de l’activité physique sur votre santé!

Les conseils du kinésiologue

  • Choisissez une activité que vous aimez, cela favorisera votre motivation et votre assiduité.
  • Essayez des activités de type aérobie à faible impact, telles que le vélo ou l’elliptique.
  • Profitez de l’eau. En piscine votre poids corporel sera allégé et vous pourrez certainement allonger la durée de votre séance d’exercices sans douleur.
  • Intégrez des exercices d’assouplissement et de détente qui peuvent soulager la douleur articulaire et favoriser votre bien-être.
  • Faites appel à un kinésiologue, spécialiste de l’activité physique, qui saura vous guider vers un mode de vie actif, en toute sécurité!

Références :

Brefel-Courbon, Christine, Fabienne Ory-Magne. La douleur dans la maladie de Parkinson. Neurologie.com, 2010, vol. 2, no 2, p. 31-33

Ford, Blair. Pain in Parkinson’s disease. Clinical neuroscience, 1997, vol. 5, no 2, p. 63-72.

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Bouger plus et mieux avec NeuroMotrix

NeuroMotrix fait bouger le groupe de Dystonie-partage!

Si l’activité physique est importante et bénéfique pour tout le monde, elle peut jouer un rôle encore plus grand chez les personnes qui ont une condition de santé particulière, comme c’est le cas pour celles qui vivent avec une dystonie. En effet, un problème de santé peut mener à un style de vie sédentaire qu’il est possible de contrer en intégrant, à son quotidien, un programme d’activité physique adaptée. Nul besoin de s’entraîner pour un marathon pour en profiter, si l’on bouge un peu tous les jours, 20 à 30 minutes, on en ressent rapidement les bienfaits.

NeuroMotrix est allé faire bouger le groupe de Dystonie-partage lors de leur dernière rencontre, et vous êtes invités à faire la séance vous aussi, en regardant cette vidéo!

Mais attention, tous les exercices ne conviennent peut-être pas à tout le monde, allez-y avec prudence. Cela dit, il y a peu de contre-indications pour les personnes qui ont une dystonie; il faut éviter les mouvements hautement répétitifs et respecter ses limites pour ne pas provoquer de douleur. Dans tous les cas, il est recommandé de consulter un kinésiologue avant d’augmenter son niveau d’activité physique.

Sachez que l’équipe de kinésiologues de NeuroMotrix est spécialisée en troubles neurologues et saura répondre à vos besoins spécifiques. Et si vous souhaitez vous joindre au groupe de Dystonie-partage, vous pouvez écrire à partagedystonie@gmail.com.

 

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Activité physique et motivation : trouvez la vôtre!

Paru dans les nouvelles de Parkinson Québec, un texte de NeuroMotrix sur la motivation et l’activité physique. Bonne lecture!

Activité physique et motivation : trouvez la vôtre!

Pourquoi je ne fais pas d’activité physique?

Pour maintenir la santé il faut être actif, on le sait! L’activité physique permet de prévenir plusieurs problèmes de santé comme le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques et même certains cancers. De plus, elle s’avère très efficace pour gérer les symptômes de plusieurs maladies, notamment ceux liés au Parkinson. Les recherches scientifiques des dernières décennies nous le démontrent. Toutefois, elles démontrent également que 50% de la population adulte est sédentaire et que seulement 10% de celle-ci débutera un programme d’activité physique l’année qui suivra. Qui plus est, la moitié abandonnera en moins de six mois. Pourquoi? Qu’est-ce qui rend si ardu la pratique régulière d’activités physiques?

Demandez-vous ce que vous avez répondu à la dernière personne qui vous a suggéré de faire de l’activité physique : je n’ai pas le temps, je suis trop fatigué, j’ai mal au genou, je n’ai pas la santé pour ça, j’ai peur de tomber, c’est inutile car je suis déjà malade… Avant d’entreprendre quelque chose de nouveau, il est normal d’y voir de nombreux obstacles. Cependant, avec de la motivation, ceux-ci peuvent se transformer en un tremplin vers une meilleure qualité de vie.

Sources de motivation

D’accord, mais où et comment trouver cette motivation pour devenir et rester actif? D’abord, il faut savoir que les sources de motivation peuvent être classées en deux grandes catégories : extrinsèque et intrinsèque. La première, comme son nom l’indique, trouve son origine dans des facteurs externes à la personne. Une motivation extrinsèque est souvent basée sur un système de récompense et de punition ou de bon et mauvais sentiment, ce qui fonctionne habituellement bien pour débuter un programme d’activité physique. On pense par exemple à une personne qui s’offre un repas au restaurant pour se féliciter d’avoir couru 5 km ou, dans le cas contraire, se prive de dessert parce qu’elle n’a pas marché au moins 30 minutes. Mais on pense aussi à celle qui se motive à faire de l’exercice pour éviter le sentiment de culpabilité envers son médecin qui lui avait dit de faire de l’activité physique ou pour atteindre un but personnel important comme celui de marcher à côté de sa fille lors de son mariage. Enfin, l’activité physique peut être motivée par un besoin personnel lié à sa santé, comme celui de maintenir sa glycémie sous un certain seuil pour éviter la médication.

La deuxième catégorie de motivation est intrinsèque, c’est-à-dire qu’elle vient de la personne elle-même. Cela se produit lorsque l’on fait une action simplement parce qu’on y prend plaisir! C’est cette motivation qui permet habituellement de maintenir un comportement à long terme. Pensez par exemple à votre passe-temps préféré, vous ne cherchez pas de raison pour le faire, vous le faites simplement parce que vous aimez cela. Et idéalement, c’est ce que l’on souhaite atteindre avec l’activité physique.

Votre formule idéale…

Alors, qu’est-ce que je dois faire pour y arriver, vous direz-vous. Malheureusement, il n’y a pas de réponse universelle. Il faut explorer différentes avenues pour trouver celle qui transformera ce que vous percevez comme des obstacles en une opportunité d’améliorer votre qualité de vie. Dans un premier temps, vous pouvez vous fixer un but personnel à la fois réaliste et stimulant qui vous incitera à vous prendre en main. Ensuite, trouvez des façons de vous féliciter pour vos efforts et vos accomplissements tout en vous engageant réellement dans la démarche. N’évoquez plus de raisons pour ne pas bouger, trouvez plutôt des solutions pour contourner les obstacles. Enfin, essayez plusieurs formes d’activité physique et misez sur celles qui vous procurent le plus de plaisir. Gardez en tête que le bon exercice est celui que vous faites et non celui que vous comptez faire un jour! Rappelez-vous qu’il faudra faire preuve d’imagination et de persévérance, car votre niveau de motivation changera avec le temps et vous devrez trouver de nouvelles idées pour ne pas abandonner.

Les conseils du kinésiologue

Changer un comportement n’est pas facile pour personne. Voici quelques conseils qui vous aideront à vous motiver.

Utilisez des outils pratiques:

  • Accrochez des images ou des affiches vous incitant à bouger
  • Signez un contrat avec vous-même ou un proche
  • Mettez sur papier les « pour » et les « contre » de la pratique d’activités physiques (soyez honnête!)
  • Tenez un journal d’activités et placez-le à la vue des gens
  • Utilisez des applications de motivation pour téléphone intelligent

Faites de bons choix:

  • Choisissez la bonne activité pour vous en ce moment (il n’est pas nécessaire de jouer au hockey comme vous le faisiez il y a 25 ans!)
  • Adaptez l’intensité, la durée et la fréquence de l’activité à vos capacités
  • Favorisez les activités en groupe
  • Trouvez un environnement sécuritaire et plaisant
  • Fixez-vous des buts réalistes et flexibles

Autres astuces :

  • Obtenez le soutien de vos proches
  • Faites appel à un kinésiologue, le professionnel de la santé spécialiste de l’activité physique
  • Offrez-vous des récompenses pour l’assiduité, et partagez vos succès!

Enfin, n’oubliez pas qu’on ne peut pas tout faire seul! Les gens autour de vous, la famille, les amis et les professionnels de la santé, peuvent vous accompagner pour faire en sorte que vous soyez dans le 50% de la population adulte qui est active.

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La marche est efficace pour maintenir la santé cognitive et physique!

Dans la chronique Les innombrables bienfaits de la marche de Medium Large, tous s’entendent pour dire que la marche est une excellente activité pour maintenir la santé, tant sur le plan physique que cognitif. Le Dr Jean-Pierre Després et le chercheur et neuropsychologue Louis Behrer confirment que les recherches scientifiques appuient ces propos, la marche est bénéfique à tout âge et procure des bienfaits tout au long de la vie!

Seulement 15 minutes de marche par jour suffisent pour procurer des bienfait!

Si la marche vous semble inaccessible en raison de vos problèmes d’équilibre, de votre peur de chuter ou parce que vous vous fatiguez rapidement, nous vous invitons à participer à aux ateliers de marche de NeuroMotrix.

Atelier de marche NeuroMotrix

Une pratique dans un milieu sécuritaire avec des exercices spécifiques de marche, de renforcement et d’équilibre, une formule gagnante pour aller de l’avant!

 

 

 

 

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Personnes atteintes de la sclérose en plaques, défiez les statistiques en bougeant plus!

Alors que la science des dernières années a clairement démontré les effets positifs de l’activité physique sur le niveau de fatigue, la santé cognitive, la marche, les capacités cardiovasculaires, la force musculaire et l’endurance des personnes vivant avec la sclérose en plaques, une méta-analyse publiée en avril dernier indique qu’elles sont moins actives que les autres. En fait, leur niveau d’activité physique serait similaire à celui des autres personnes atteintes d’une maladie chronique, mais beaucoup moins élevé que la population en général [1].

Selon les auteurs de cette étude, ces données sont inquiétantes, car elles démontrent que les efforts pour rendre cette population plus active physiquement, sachant que cela peut nettement améliorer leur qualité de vie, n’ont pas porté leurs fruits. En effet, cette situation peut sembler paradoxale… Pourquoi une personne s’empêcherait-elle d’adopter un comportement favorable à sa santé? Deux réponses possibles : elle ne sait pas qu’un tel comportement est bénéfique ou elle fait face à certains obstacles qui l’empêchent de le faire. Pour la plupart des gens, c’est la deuxième réponse qui prône. La maladie elle-même, plus particulièrement ses symptômes (notamment la fatigue, les périodes de poussée, la sensibilité à la chaleur et la douleur), s’avère un obstacle en soi qui mène progressivement vers l’inactivité. Cela dit, plusieurs personnes mentionnent également un manque de connaissances quant aux exercices qui sont adaptés à leur condition ainsi qu’un manque de motivation et de ressources adaptées. C’est pourquoi le soutien de professionnels de la santé spécialisés en activité physique s’avère important, voire essentiel, pour transiter vers un mode de vie actif et le maintenir à long terme [2, 3].

Les obstacles peuvent être nombreux, mais les bienfaits encore plus, alors nous vous encourageons à trouver la formule qui vous convient pour renverser la vapeur en votre faveur!

  1. Kinnett-Hopkins, D., et al., People with MS are less physically active than healthy controls but as active as those with other chronic diseases: An updated meta-analysis. Multiple Sclerosis and Related Disorders, 2017. 13: p. 38-43.
  2. Backus, D., Increasing Physical Activity and Participation in People With Multiple Sclerosis: A Review. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 2016. 97(9): p. S210-S217.
  3. Crank, H., et al., A qualitative investigation of exercise perceptions and experiences in people with multiple sclerosis before, during and after participation in a personally-tailored exercise program. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 2017.
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Le cercle vicieux de la sédentarité, un risque pour la santé!

Paru dans les nouvelles de Parkinson Québec, un texte de NeuroMotrix qui vous invite à prendre conscience des risques de la sédentarité sur votre santé.

Le cercle vicieux de la sédentarité, un risque pour la santé!

Les activités sédentaires

Lorsque votre médecin vous demande « Faites-vous de l’exercice? », vous ressentez peut-être une certaine culpabilité, vous vous dites que vous devriez en faire un peu plus, mais vous répondez avec confiance que vous allez marcher une fois de temps en temps ou que vous faites quelques aller-retour dans la piscine… Et si on inversait la question et on vous demandait « Combien de temps avez-vous passé en position assise la semaine dernière? ». Prenez quelques minutes pour y penser, la réponse vous surprendra sûrement!

S’il ne fait aucun doute pour la plupart des gens que l’activité physique est bénéfique pour la santé, peu d’entre nous mesurent les effets néfastes du comportement contraire, soit l’inactivité ou la sédentarité. Être sédentaire ne signifie pas simplement ne pas faire d’activité physique, être sédentaire c’est aussi pratiquer des activités pour lesquelles la dépense énergétique est très faible, voire nulle. Regarder la télévision, faire de la lecture, naviguer sur Internet, faire de mots croisés et jouer au Scrabble ne sont que quelques exemples d’activités sédentaires qui meublent souvent une grande partie du quotidien.

Le cercle vicieux qui s’installe

Bien qu’elles puissent être cognitivement stimulantes ou même divertissantes, ces activités sédentaires, quand elles sont pratiquées à outrance, contribuent au déconditionnement. Petit à petit, et souvent de manière insidieuse, une personne sédentaire subit les conséquences de son inactivité, elle perd peu à peu ses capacités et se voit limitée dans l’accomplissement de certaines tâches qui étaient auparavant faciles à réaliser. Par exemple, marcher jusqu’à l’épicerie ou autour de son pâté de maisons devient plus difficile, la personne se sent fatiguée et essoufflée lorsqu’elle le fait et, conséquemment, le fait de moins en moins. Cela entraîne une perte de force musculaire dans ses jambes et une baisse de ses capacités cardiovasculaires. Avec le temps, marcher devient de plus en plus ardu. C’est alors que s’installe un cercle vicieux. Plus une personne est sédentaire, plus elle perd de ses capacités physiques. Avec le déclin de ses capacités, elle devient de plus en plus sédentaire, et ainsi de suite. L’entrée dans ce cercle vicieux pose un risque important pour la santé! Non seulement le déconditionnement qui y est associé augmente les probabilités de maladie (hypertension, diabète, accident vasculaire cérébral, cancer et ostéoporose, pour ne nommer que celles-là), il accélère la perte d’autonomie.

Le risque est accru chez les personnes qui ont des problèmes de santé. En effet, la maladie affaiblit les systèmes qui soutiennent les capacités physiques et mentales. Pensez à la maladie de Parkinson qui vient avec son lot de symptômes qui traduisent une altération de plusieurs systèmes : les troubles d’équilibre, la rigidité, les problèmes gastro-intestinaux, la dépression, la lenteur des mouvements, les troubles du sommeil, etc.  La sédentarité vient accentuer ces altérations. Mais heureusement, il existe une façon simple de freiner cet affaiblissement et même de renforcer les systèmes, c’est de bouger! Ainsi, la maladie de Parkinson ne devrait pas être un prétexte pour moins bouger, au contraire, elle apporte des raisons supplémentaires de s’activer!

Les conseils du kinésiologue

Alors s’il est difficile d’augmenter votre niveau d’activité physique, commencez par réduire le temps passé en activité sédentaire. Tout le monde peut le faire, quelle que soit sa condition de départ, il faut simplement créer les occasions. Lorsque vous regardez la télévision, levez-vous à chaque pause publicitaire. Si vous utilisez votre voiture pour aller quelque part, stationnez quelques mètres plus loin. Si vous prenez l’autobus, descendez un arrêt en avance. Lorsque l’on vous offre de vous apporter un verre d’eau, refusez poliment et allez le chercher vous-même. Profitez aussi de vos tâches ménagères, faites-en le plus possible! Passer l’aspirateur, faire la vaisselle, plier les vêtements et sortir les poubelles sont toutes des activités qui augmentent votre dépense énergétique. Chaque mouvement compte!

La prochaine étape sera d’intégrer l’activité physique à son quotidien…

La progression est la clé du succès, allez-y à votre rythme en augmentant la dose petit à petit!

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L’exercice pour réduire la dépression liée à la maladie de Parkinson

A randomized trial of individual versus group-format exercise and self-management in individuals with Parkinson’s disease and comorbid depression

(Sajatovic M, Ridgel AL et al. DovePress. 2017;11:965-973)

Une récente étude a démontré les effets bénéfiques de l’exercice combiné à un programme d’auto-gestion de la maladie pour réduire les symptômes de dépression chez les personnes atteintes de Parkinson. Cette étude s’avère intéressante, car elle démontre qu’une intervention individuelle ou en groupe peut avoir des effets  positifs similaires.

En activité physique, la motivation est au coeur de la réussite et il est primordial de tenir compte de ses goûts et de ses préférences pour augmenter ses chances de succès . Une formule peut être gagnante un jour et ne plus convenir plus tard, alors il ne faut pas hésiter  à changer. Cette étude démontre bien qu’une façon ou une autre d’être actif peut procurer des bienfaits, il faut simplement être engagé et assidu dans la démarche.

 

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Des coups de poing contre le Parkinson

Pascal Brabant, entraîneur chef au Centre Sportif Ludus et partenaire de NeuroMotrix pour le programme de boxe destiné aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, était au 91,9 Sports ce matin pour une entrevue à l’émission Du sport, le matin.

Pour écoutez l’entrevue: Des coups de poing contre le Parkinson

Pour joindre le groupe ou pour en savoir plus appelez au 514.946.9010 ou cliquez ici.

 

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NeuroMotrix, partenaire du Défi Vélo de Parkinson Québec

Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui participent au Défi Vélo de Parkinson Québec peuvent s’entraîner avec un kinésiologue de NeuroMotrix.

Entraînement NeuroMotrix Défi Vélo Parkinson Québec

Entraînement vélo NeuroMotrix Défi Vélo Parkinson Québec

L’entraînement NeuroMotrix est destiné aux atteintes de la maladie de Parkinson. Il consiste en 8 entraînements de vélo en groupe, du mois de mai au mois d’août. Les sorties de vélo ont lieu le samedi matin à 9h00.

Si vous voulez vous voulez en savoir plus ou vous joindre au groupe, contactez-nous au 514.946.9010

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La nouvelle session de boxe débute le 30 mai

La nouvelle session de boxe pour personnes atteintes de Parkinson débute le mardi 30 mai à 14h au Centre Sportif Ludus.

Cours de boxe Parkinson

Joignez-vous au groupe pour profiter vous aussi des bienfaits de cette activité physique!

Ce cours est ouvert aux personnes avec d’autres conditions de santé (post AVC, problèmes d’équilibre, fibromyalgie, etc.)

Pour en savoir plus appelez au 514.946.9010 ou cliquez ici.

 

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La solution en entrainement pour les personnes atteintes de troubles neurologiques