Protégez votre cerveau en étant physiquement actif!

Rond pointillé cyan NeuroMotrix
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Un article scientifique récent met en lumière les effets directs de l’exercice aérobie sur le cerveau et sur la progression de la maladie de Parkinson. Cet article est: Aerobic Exercise: Evidence for a Direct Brain Effect to Slow Parkinson Disease Progression.1 Dans sa revue de littérature, le neurologue Eric Ahlskog suggère que la pratique régulière d’une activité physique suffisamment intense qui essouffle, augmente la fréquence cardiaque et fait transpirer pourrait ralentir la progression de la maladie de Parkinson.

L’exercice: bien plus qu’un bénéfice physique

On sait depuis plusieurs années que l’exercice aérobie réduit les risques d’accident vasculaire cérébral. Toutefois, ses effets directs sur le cerveau ont été moins bien établis. En analysant les données scientifiques disponibles, le neurologue a conclu qu’il existe aujourd’hui de solides arguments en faveur d’un effet neuroprotecteur de l’activité physique.

En d’autres termes, bouger régulièrement permet non seulement de maintenir une bonne condition physique, mais aussi de soutenir la santé du cerveau, un aspect essentiel pour mieux faire face à la progression de la maladie de Parkinson.

Un cerveau en meilleure santé, plus longtemps

L’exercice aérobie pratiqué de façon chronique et régulière permettrait de préserver et même d’améliorer certaines structures et fonctions cérébrales.
D’une part, l’exercice aérobie augmente la production de neurotrophines, des molécules essentielles à la survie et au développement des neurones. D’autre part, il favorise une meilleure activité cérébrale et une meilleure communication entre les cellules nerveuses.
Concrètement, cela veut dire que notre cerveau est plus actif, nous avons de meilleures connexions neuronales et nous maintenons nos capacités cognitives et motrices plus longtemps.
Ces effets positifs ont été observés autant chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson que chez les personnes âgées en bonne santé.

Réduire les risques de déclin cognitif

Les personnes vivant avec la maladie de Parkinson présentent un risque plus élevé de développer certains symptômes tels que la dépression, le déclin cognitif ou la démence.

L’activité physique représente donc un outil important pour agir de façon proactive.

La bonne nouvelle est qu’il n’est jamais trop tard pour débuter.

Même si l’exercice ne permet pas d’arrêter la maladie, il permet de ralentir la progression de la maladie, d’atténuer certains symptômes et d’améliorer la qualité de la vie.

Pour en tirer des bénéfices, l’intensité à laquelle vous pratiquez l’activité physique est importante. Il faut viser un effort qui vous fait respirer plus rapidement, transpirer et augmenter votre rythme cardiaque.

Les conseils de NeuroMotrix

  • Visez 150 minutes d’exercices aérobie par semaine, mais prenez le temps qu’il faut pour y arriver. Si vous êtes sédentaire, commencez par 3 ou 4 périodes de 10 à 20 minutes dans une semaine et augmentez la durée totale d’environ 10% chaque semaine.
  • Choisissez une activité physique qui vous convient et que vous aimez. La marche rapide, la course à pied, l’aqua-forme, la natation, le ski de fond, la danse, les exercices en circuit, le vélo de route ou stationnaire, l’elliptique, la montée d’escaliers sont toutes des activités de type aérobie, vous avez l’embarras du choix.
  • Pour une meilleure condition physique, ajoutez à votre routine des exercices de renforcement, de souplesse et de coordination.
  • Consultez un kinésiologue, le professionnel de la santé spécialiste de l’activité physique. Il saura vous guider vers le choix et l’exécution d’exercices sécuritaires et efficaces, adaptés à votre condition.
  1. Ahlskog, J. E. (2018). Aerobic Exercise: Evidence for a Direct Brain Effect to Slow Parkinson Disease Progression. Mayo Clinic Proceedings. United States. 93: 360-72. ↩︎